Asics, ce nom renvoie immédiatement aux foulées régulières d’un joggeur matinal, aux parquets des salles de sport japonaises et aux silhouettes urbaines en Onitsuka Tiger dans les rues de Tokyo ou de Paris. Derrière ces logos se cache une histoire dense, faite de origines modestes, de paris technologiques et d’une fusion qui a scindé la galaxie en deux univers complémentaires : la performance pure d’Asics et le style affirmé d’Onitsuka Tiger.
Entre marathon de Boston, films cultes et collaborations avec les sélections nationales, la marque n’a jamais cessé de se réinventer. Ce récit ne se limite pas à un simple storytelling de plus : il éclaire aussi la manière dont une entreprise japonaise a réussi à influencer le marché mondial de la chaussure de sport sans renier ses racines.
Pour un lecteur qui aime autant les coureurs de fond que les sneakerheads, Asics joue sur deux tableaux. D’un côté, des séries techniques comme Gel-Kayano, Gel-Cumulus ou les modèles Tarther réservés au marché japonais imposent un standard de performance. De l’autre, les silhouettes rétro Mexico 66 ou les Tiger Stripes continuent de séduire ceux qui préfèrent parler de mode plutôt que de chrono.
Le lien entre Asics et Onitsuka Tiger n’est donc pas un simple détail d’archives, mais un vrai sujet de culture sneakers, avec des questions concrètes : pourquoi deux logos, comment cette dualité influence les collections, et où se situe la frontière entre sport et lifestyle dans l’écosystème actuel.
En bref
- 1949 : naissance d’Onitsuka à Kobe, point de départ de l’actuelle marque Asics.
- Le sigle Asics vient de la phrase latine « Anima sana in corpore sano », soit « une âme saine dans un corps sain ».
- Les Onitsuka Tiger Mexico 66 deviennent iconiques après leurs apparitions dans des films comme « Le Jeu de la mort » ou « Kill Bill ».
- 1977 : fusion d’Onitsuka avec GTO et JELENK, naissance de l’entité Asics moderne.
- Dualité actuelle : Asics orienté sport et performance, Onitsuka Tiger focalisé sur le lifestyle urbain.
Asics au Japon : racines, origines et naissance d’un état d’esprit
L’histoire d’Asics commence dans un Japon en reconstruction. En 1949, à Kobe, Kihachiro Onitsuka lance une petite entreprise de chaussures de sport avec une idée simple : aider la jeunesse à se relever par la pratique. Ce contexte n’est pas un décor : il explique pourquoi la marque reste obsédée par la santé, la rigueur et le geste sportif.

Les premières paires visent le basketball, un sport en plein essor, parce qu’il oblige à sauter, pivoter, accélérer, bref à créer des contraintes idéales pour un cordonnier qui cherche à innover.
Onitsuka observe les mouvements des basketteurs avec une précision presque maniaque. Il note où le pied plie, où la semelle se tord, où les joueurs glissent au mauvais moment. De ces observations naît la première Onitsuka Tiger, pensée pour accrocher le parquet et offrir un maintien différent de ce qui existe alors. Ce n’est pas un coup marketing, mais un geste d’artisan qui scrute chaque couture. Le succès ne tarde pas, en particulier quand, en 1951, un marathonien gagne le marathon de Boston équipé de chaussures Tiger. Une victoire sur route, alors que la marque vient du basketball, qui signe déjà son appétit pour la polyvalence.
Le nom Asics arrivera plus tard, mais l’ADN est déjà en place. Le slogan latin, dérivé de « Mens sana in corpore sano », devient « Anima sana in corpore sano ». Ce glissement de « mens » à « anima » n’est pas anodin : on passe de l’esprit rationnel à quelque chose de plus ample, qui englobe l’âme, l’énergie intérieure. L’objectif n’est pas seulement de gagner des compétitions, mais d’ancrer une pratique qui équilibre le corps et la tête. C’est un positionnement que l’on retrouve encore dans les campagnes de la marque, avec un discours sur le bien-être qui sonne plus japonais que marketing américain.

Au fil des années 50 et 60, Onitsuka élargit son terrain de jeu à d’autres disciplines : course à pied, athlétisme, volley, puis tennis. Cette expansion ne se fait pas dans tous les sens. Chaque sport devient un laboratoire. La marque teste des semelles plus souples pour les coureurs, des renforts plus solides pour les sports d’intérieur et des matériaux pensés pour résister à la chaleur sur la piste. Cette approche par micro-ajustements explique pourquoi de nombreux athlètes locaux adoptent la marque avant même qu’elle ne soit vraiment connue à l’international.
Ce lien intime avec le Japon reste visible dans certains modèles réservés au marché domestique, comme la série Marathon Sortie ou la plupart des Tarther. Ces paires ultra spécialisées se vendent surtout au Japon, ce qui oblige les passionnés étrangers à passer par l’import. Cette rareté nourrit un culte discret parmi les coureurs qui ne se contentent pas des modèles globalisés. Elle rappelle aussi que la marque n’a jamais renoncé à créer des produits « pour la maison » avant de penser aux autres continents.
En toile de fond, la personnalité de Kihachiro Onitsuka pèse sur chaque choix : un dirigeant qui reste aux commandes jusqu’à sa mort en 2007, avec une vision très incarnée du rapport au sport. On retrouve là une première clé pour comprendre la suite : Asics n’est pas née dans un board international, mais dans l’atelier d’un cordonnier de Kobe obsédé par la vie des jeunes Japonais. Ce détail change tout quand on regarde l’évolution vers le running mondial et le lifestyle urbain.
De Onitsuka à Asics : fusion, changement de nom et tournant mondial
La bascule vers Asics se joue en 1977. Onitsuka Co. fusionne avec deux autres entreprises, GTO et JELENK. Cette fusion n’est pas qu’un montage financier : elle marque le passage d’une marque nationale très forte à un acteur global structuré. Le nom Asics s’impose alors comme bannière commune, tout en gardant Onitsuka Tiger comme symbole historique. Cette architecture à plusieurs niveaux est souvent mal comprise par les consommateurs, mais elle permet de faire cohabiter héritage local et expansion internationale.
Ce moment coïncide avec l’essor du running comme pratique de masse. Les années 70 et 80 voient apparaître, en Europe et en Amérique, des joggeurs du dimanche qui ne rêvent pas seulement de Jeux olympiques mais de footing régulier. Asics, héritier d’une expertise très pointue en athlétisme, débarque donc avec une image un peu austère mais crédible. Là où d’autres marques misent sur le look, Asics parle beaucoup de biomécanique, de foulée, de stabilité, de protection des articulations. Ce positionnement, parfois jugé trop technique par les fans de streetwear, lui donne pourtant un capital confiance énorme chez les coureurs.
Le logo Asics change en 2003, adoptant la version actuelle plus arrondie, pensée pour accompagner une image de marque plus souple, plus accessible. Pourtant, la logique interne ne varie pas beaucoup. L’entreprise met l’accent sur la R&D : les laboratoires au Japon multiplient les essais de mousses, d’inserts en gel, de textiles respirants. L’arrivée du betagel, utilisé notamment dans les semelles des célèbres chaussures Gel, incarne ce virage technologique. Ce gel à base de silicone, placé au talon et à l’avant-pied, absorbe les chocs au moment de l’impact, ce qui séduit les coureurs sujets aux douleurs de genou ou aux périostites.
La structure du groupe évolue elle aussi. Asics devient un acteur coté, avec des actionnaires institutionnels japonais comme Nomura Asset Management ou Mitsubishi UFJ Financial Group, mais aussi des fonds internationaux comme BlackRock. Cette ouverture du capital entraîne un changement de rythme : il faut croître, élargir les catégories de produits, aller chercher des marchés périphériques. C’est dans ce contexte que la marque rachète Haglöfs, spécialiste suédois de l’outdoor, en 2010 pour plus de 128 millions de dollars, puis l’application Runkeeper en 2016. Ce dernier choix en particulier illustre une volonté claire de connecter l’univers des sneakers à celui de la data, du suivi d’activité, et de l’écosystème numérique.
Pour un amateur de baskets, cette période de transformation pose une question simple : Asics a-t-elle perdu son âme de cordonnier japonais en se globalisant. La réponse, si l’on observe les gammes actuelles, penche plutôt vers un compromis. D’un côté, l’offre grand public s’est densifiée, avec des modèles comme Asics Gel-1130 ou Gel-NYC qui intéressent à la fois les runners et la scène lifestyle, au point qu’on trouve aujourd’hui des sélections entières consacrées aux plus belles paires, comme sur cette sélection dédiée aux Asics Gel-NYC. De l’autre, les séries pointues réservées au marché japonais prouvent que la marque continue de développer des produits pour un public quasi initié.
Ce double mouvement prépare le terrain à la renaissance spectaculaire d’Onitsuka Tiger au début des années 2000. La maison mère comprend qu’elle tient là un trésor patrimonial pour parler à une nouvelle génération urbaine. Le lien avec les origines n’a jamais été aussi central que depuis cette période.
Onitsuka Tiger : du mythe de la Mexico 66 au label lifestyle global
Onitsuka Tiger aurait pu rester un simple vestige des débuts de la marque. Au contraire, ce nom est devenu un label à part entière, très présent sur les photos de street style et dans les boutiques spécialisées. Le tournant majeur se situe au début des années 2000, quand Asics relance officiellement Onitsuka Tiger comme marque lifestyle indépendante, avec ses propres collections, ses propres campagnes, son propre réseau retail. L’objectif est clair : capitaliser sur la nostalgie et la force du logo Tiger Stripes sans diluer la ligne performance Asics.
La Onitsuka Tiger Mexico 66 joue un rôle de catalyseur. Créée à la fin des années 60, cette paire au design minimal, identifiable à ses bandes latérales, devient progressivement iconique. Elle s’invite sur le grand écran : Bruce Lee la porte dans « Le Jeu de la mort », Uma Thurman la reprend, en jaune, dans « Kill Bill » plusieurs décennies plus tard. À chaque apparition, une nouvelle génération découvre la silhouette, qui incarne un mix d’énergie martiale, de culture asiatique et de style rétro. Ce n’est pas un hasard si nombre de sneakers addicts parlent de cette paire comme d’un « passage obligé » dans une rotation.
Relancée au moment où le rétro running explose, Onitsuka Tiger se positionne intelligemment. Les designers reprennent les lignes des années 60 et 70, mais ajustent les matériaux : cuirs plus souples, semelles plus confortables, couleurs pensées pour la ville. La marque ne cherche pas à rivaliser avec les modèles de performance haut de gamme d’Asics, elle vise plutôt le quotidien, le quartier, le café, le bureau créatif. C’est une prise de position nette, qui évite la confusion des genres souvent observée chez d’autres équipementiers.
Un détail illustre bien ce repositionnement : le traitement des boutiques. Dans certaines grandes villes, les magasins Onitsuka Tiger ressemblent plus à des concept stores qu’à des shop de sport. Mise en avant des matériaux, collaborations artistiques, playlists soignées, scénographie qui expose la Mexico 66 comme une pièce de design. On n’est pas là pour acheter une paire pour courir un 10 km, mais pour construire une silhouette, un look. Plusieurs créatifs de la scène streetwear en Europe citent d’ailleurs Onitsuka Tiger comme une alternative intéressante aux éternelles Air Force 1 ou Stan Smith.
La relance d’Onitsuka Tiger a aussi un effet de halo sur Asics. En rendant son passé visible et désirable, la marque mère revalorise tout un pan de son patrimoine. Beaucoup de jeunes découvrent Asics via Onitsuka Tiger, puis finissent par s’intéresser aux modèles de course comme Gel-Kayano, Gel-1130 ou Gel-Cumulus. Pour ces profils, des ressources comme le guide complet des coloris de la Gel-1130 fonctionnent comme une passerelle entre la sneaker de style et la paire plus engagée techniquement.
Reste une question que se posent les puristes : Onitsuka Tiger n’a-t-elle pas perdu sa dimension sportive en se tournant vers le lifestyle. Les faits montrent plutôt une réinvention assumée. Les campagnes continuent de faire référence à la culture sportive japonaise, les silhouettes gardent des proportions proches des chaussures de piste ou de dojo, mais l’usage visé est clairement urbain. Ce repositionnement clarifie la carte mentale du consommateur : quand il pense performance, il se tourne vers Asics ; quand il pense look rétro japonais, il vise Onitsuka Tiger.
Technologies Asics : du GEL au FlyteFoam, une évolution guidée par le sport
Derrière l’image très sage d’Asics, il y a un laboratoire qui ne s’arrête jamais. La meilleure façon de s’en rendre compte consiste à regarder l’évolution des technologies de semelles. Les modèles « GEL » sont sans doute les plus connus. Leur principe repose sur l’insertion de poches de betagel au niveau du talon et parfois de l’avant-pied. Ce gel à base de silicone absorbe les chocs et répartit l’onde de pression, ce qui soulage les articulations. Pour un coureur, cela change tout sur les longues distances, surtout pour ceux qui attaquent franchement talon.
Asics ne s’est pas figée sur cette mécanique. La marque développe aussi des innovations comme le « ComforDry Sockliner », une première de propreté à base de mousse Ortholite qui gère mieux l’humidité et les frottements. Les coureurs qui enchaînent les séances le savent : une semelle intérieure qui se tasse trop vite ou qui garde la transpiration transforme un run en calvaire. On voit ici une constante chez Asics : l’obsession pour l’usage réel, pour la répétition des pas, pour la vie quotidienne de la paire.
La technologie « Solyte » illustre une autre facette de cette recherche. Il s’agit d’un matériau de semelle intermédiaire à base de co-polymère, plus léger d’environ 10 % par rapport à une mousse EVA classique. Ce gain de poids, apparemment modeste, peut faire la différence sur un marathon ou une saison entière de compétitions. Surtout, Solyte évite la déformation rapide de la semelle, ce qui prolonge la durée de vie de la chaussure. Les runners attentifs au moment idéal pour changer de chaussures de running observent précisément ce genre de détail.
Plus récemment, Asics a introduit la mousse FlyteFoam. Sa promesse repose sur un rebond plus marqué, conçu pour offrir une foulée plus dynamique. On ne parle pas d’effet trampoline, mais d’un retour d’énergie perceptible, utile pour les coureurs qui cherchent à gagner quelques secondes au kilomètre sans sacrifier le confort. Cette approche tente de trouver un chemin entre les super-mousses très molles de certaines marques concurrentes et les semelles fermes privilégiées par les puristes.
Pour mieux visualiser le chemin parcouru, un tableau comparatif aide à situer les principales technologies Asics dans le temps et dans l’usage :
| Technologie | Période d’apparition | Caractéristique clé | Usage principal |
|---|---|---|---|
| GEL / betagel | Années 1980 | Amorti ciblé au talon et à l’avant-pied | Running polyvalent, tennis, basket rare |
| ComforDry Sockliner | Années 2000 | Gestion de l’humidité et de l’abrasion | Entraînements fréquents, usages intensifs |
| Solyte | Années 2000 | Mousse de semelle plus légère et stable | Compétition, longues distances |
| FlyteFoam | Années 2010 | Rebond amélioré, réponse plus vive | Coureurs en quête de dynamisme |
Cette accumulation de briques technologiques place Asics dans une position particulière : la marque parle en priorité aux personnes qui courent vraiment. Les modèles comme Gel-Cumulus ou Gel-Kayano sont rarement les plus visibles sur Instagram, mais ils dominent les pelotons amateurs. Certains sneakerheads reprochent à Asics un manque de prise de risque esthétique. Pourtant, l’arrivée de lignes hybrides comme Gel-1130 ou Gel-NYC, adoptées autant par les coureurs que par les amateurs de looks rétro, montre que la marque a compris qu’un produit technique peut aussi devenir un objet de style.
À ce stade, on voit comment les technologies Asics et le storytelling Onitsuka Tiger se nourrissent mutuellement. La performance rend le récit crédible, le lifestyle rend l’ensemble désirable. C’est ce pont qui permet à la marque de parler indifféremment à un marathonien, à un fan de films de Bruce Lee et à un étudiant qui cherche des sneakers confortables pour la fac.
Asics, Onitsuka Tiger et la culture sneakers : entre sport, cinéma et rue
La dimension culturelle d’Asics et d’Onitsuka Tiger dépasse largement le stade ou la piste d’athlétisme. Les apparitions au cinéma ont joué un rôle majeur dans la construction du mythe. Bruce Lee, dans « Le Jeu de la mort », immortalise la silhouette Tiger aux pieds, associant la marque à une idée de précision martiale et de détermination. Des décennies plus tard, Uma Thurman reprend le même code couleur jaune dans « Kill Bill » et transforme la Mexico 66 en icône pop, aussitôt recherchée par les fans. Ces moments ne sont pas anecdotiques. Ils alimentent un imaginaire où la chaussure devient un signe visuel aussi fort que le costume ou le katana.
Asics apparaît aussi dans des films plus récents, parfois de manière discrète mais repérable par les yeux avertis : scènes de collège, séquences de running urbain, plans sur un parquet de basket avec un modèle Gel aux pieds. Chaque apparition ajoute une petite couche de légitimité culturelle. Parmi les sneaker addicts, cette présence continue nourrit une forme de respect pour une marque qui ne fait pas toujours le buzz, mais qui revient sans cesse dans le décor.
Sur le terrain strictement sportif, les partenariats d’Asics avec des athlètes et des fédérations jouent un rôle de laboratoire vivant. Dans l’athlétisme, des coureurs comme Viktor Röthlin ont porté les modèles marathons au plus haut niveau. Des fédérations, comme la Fédération française d’athlétisme durant toute une olympiade, se sont équipées chez Asics, validant la fiabilité de ses produits sur les pistes mondiales. Au tennis, des joueuses comme Francesca Schiavone, Samantha Stosur ou des joueurs comme Gaël Monfils et David Goffin ont participé à rendre visibles des modèles comme Gel Solution Speed ou Gel Court en plein prime time télévisé.
Cette présence régulière sur les écrans et les podiums nourrit naturellement la communauté en ligne. Les forums, les comptes Instagram spécialisés et les blogs comme Son of Sneakers décryptent les paires, comparent les tailles Asics vs Nike, partagent des guides pour connaître sa pointure exacte, comme sur ce guide sur la pointure de chaussures. On voit se dessiner une scène où Asics et Onitsuka Tiger occupent une place un peu à part : moins tapageuse que certaines marques américaines, mais stable, respectée, presque rassurante.
La notion de « sneaker addict », souvent abordée avec humour, prend un relief particulier ici. Beaucoup de collectionneurs commencent avec des modèles très médiatisés, puis finissent par se tourner vers des marques perçues comme plus authentiques. Asics et Onitsuka Tiger bénéficient de ce mouvement. L’amateur qui découvre la Mexico 66 par le cinéma finit parfois par se plonger dans l’histoire de la marque, puis par tester une paire de running pour son premier semi-marathon. La frontière entre lifestyle et performance devient poreuse, pour le plus grand intérêt de la communauté.
Une autre dimension surprend souvent les observateurs : l’engagement d’Asics dans des sports moins exposés, comme le handball, la lutte ou le rugby à XV. Équiper les Springboks, les Wallabies ou des clubs comme le Stade français a permis à la marque de s’ancrer dans des cultures locales très fortes, où la fidélité à un équipementier peut durer plus d’une décennie. Cette stratégie prouve que la marque ne mise pas tout sur le running ou le tennis, mais cherche au contraire à tisser un réseau de sports qui reflètent sa vision d’un corps en mouvement permanent.
Face à cette densité culturelle, une certitude se dégage : Asics et Onitsuka Tiger ne sont pas de simples fournisseurs de produits. Ils fonctionnent comme des marqueurs de parcours, que ce soit celui d’un coureur qui progresse, d’un fan de cinéma asiatique ou d’un urbain en quête d’une silhouette un peu différente. C’est cette multi-appartenance qui assure à la marque une place de choix dans le paysage des sneakers, au-delà des effets de mode immédiats.
Choisir entre Asics et Onitsuka Tiger aujourd’hui : usages, tailles et perspectives
Face à ce double univers, beaucoup se demandent comment choisir entre une paire Asics et une Onitsuka Tiger en 2026. La première clé reste l’usage. Pour la course à pied, le tennis, l’athlétisme ou tout sport nécessitant un amorti poussé et un maintien précis, la réponse pointe presque toujours vers la gamme Asics performance. Les séries Gel, FlyteFoam et les modèles spécifiques à chaque discipline sont pensés pour encaisser les kilomètres, les changements d’appuis, les sprints répétés. Un coureur régulier gagnera à surveiller le kilométrage de ses paires et à consulter des ressources dédiées au renouvellement, car une semelle usée peut ruiner la promesse d’amorti.
Pour la ville, le bureau, les sorties et les looks travaillés, Onitsuka Tiger s’impose comme une option cohérente. La Mexico 66 reste un pilier, mais d’autres silhouettes, inspirées des archives des années 70, élargissent la palette. Ces modèles ne sont pas des chaussures de performance, même si leur confort suffit largement pour une journée active en milieu urbain. La question à se poser devient alors : cherche-t-on d’abord un outil sportif, ou un élément de style avec une forte dimension historique japonaise.
La question des tailles joue aussi son rôle. Asics taille souvent un peu différemment de Nike ou d’autres marques très présentes en Europe. De nombreux coureurs prennent une demi-pointure au-dessus de leur pointure de ville, surtout sur des modèles running. Pour éviter les erreurs, le recours à des comparatifs précis Asics vs Nike et à des guides pour choisir sa taille reste recommandé. Cela limite les mauvaises surprises, notamment pour ceux qui commandent en ligne ou qui craquent sur un coloris limité sans possibilité d’essayage.
Au-delà de ces aspects très pratiques, la dualité Asics / Onitsuka Tiger permet d’envisager une rotation de chaussures complète dans un dressing urbain. On peut facilement imaginer un scénario du type :
- Une paire Asics Gel-Kayano pour les sorties longues et l’entraînement sérieux.
- Une paire Asics plus accessible type Gel-1130 pour le quotidien sportif et les looks athleisure.
- Une paire Onitsuka Tiger Mexico 66 pour les tenues inspirées des seventies et des clins d’œil à Bruce Lee.
- Éventuellement une seconde Tiger avec un coloris plus sobre pour le bureau.
Pour ceux qui aiment optimiser leurs achats, la question du bon plan et du stock devient centrale. Les plateformes spécialisées en sneakers, les boutiques de running et les sélections en ligne bien curées permettent de trouver des tailles parfois introuvables ailleurs, à condition de savoir exactement ce que l’on cherche. C’est là que la connaissance de sa pointure réelle, des différences entre marques et des spécificités d’Asics devient un avantage certain pour éviter les retours en série et les déceptions.
En filigrane, une idée se détache : Asics et Onitsuka Tiger ne forment pas un dilemme mais un écosystème. Plutôt que de choisir définitivement l’un contre l’autre, il devient plus intéressant de composer avec les deux selon les moments de vie, les jours de la semaine et les envies de style ou de performance. La marque japonaise a d’ailleurs tout intérêt à encourager cette approche, car elle prolonge la durée de relation avec le client bien au-delà d’un simple achat ponctuel.
Quel est le lien exact entre Asics et Onitsuka Tiger ?
Onitsuka Tiger est la marque d’origine fondée en 1949 à Kobe par Kihachiro Onitsuka. En 1977, la société Onitsuka fusionne avec GTO et JELENK pour former la structure actuelle nommée Asics. Aujourd’hui, Asics désigne surtout la branche performance (running, sport), tandis qu’Onitsuka Tiger fonctionne comme un label lifestyle indépendant axé sur le style rétro et urbain, tout en restant sous la même maison mère japonaise.
Onitsuka Tiger est-elle adaptée à la course à pied ?
Les modèles Onitsuka Tiger reprennent des silhouettes historiques de course ou de sport, mais la gamme actuelle est pensée avant tout pour un usage lifestyle, urbain et quotidien. Pour un entraînement régulier, des longues distances ou des objectifs de performance, les modèles Asics de la gamme running (Gel, FlyteFoam, etc.) restent plus adaptés grâce à leurs technologies d’amorti et de stabilité.
Pourquoi certaines chaussures Asics sont introuvables en Europe ?
Asics conserve une partie de sa production spécifiquement destinée au marché japonais, comme les séries Marathon Sortie ou une partie des Tarther. Ces modèles s’adressent souvent à un public de coureurs très pointus et sont distribués en priorité au Japon. Les passionnés européens passent donc par l’import pour les obtenir, ce qui contribue à leur aura de modèles de niche.
Les technologies GEL et FlyteFoam sont-elles complémentaires ?
Oui, ces technologies répondent à des besoins différents et peuvent coexister sur une même paire. Le GEL, à base de betagel, se concentre sur l’absorption des chocs au talon et à l’avant-pied, tandis que FlyteFoam vise un meilleur rebond et une foulée plus dynamique. Selon les modèles, Asics combine ces deux approches pour proposer un équilibre entre confort et réactivité.
Comment choisir la bonne taille en Asics par rapport à d’autres marques ?
Beaucoup d’utilisateurs constatent que les chaussures Asics peuvent tailler légèrement différemment de marques comme Nike. Il est fréquent de prendre une demi-pointure de plus pour la course, afin de laisser de la place à l’avant du pied. L’idéal est de mesurer précisément son pied, de consulter des comparatifs de tailles Asics vs autres marques, puis de tester si possible en magasin avant d’acheter en ligne.
