Si t’es fan de street-art alors le nom de Banksy te parlera sûrement. Sinon, lis la suite, c’est l’info du moment à ne pas rater.
Banksy, grand nom international dans le monde du street-art a arpenté les rues de Paris ces derniers jours pour y laisser sa trace.
Pourquoi c’est un événement de fou ?

Banksy à Paris ? C’est juste un événement exceptionnel, c’est une grande première !

C’est l’un des rares artistes qui a su garder son anonymat jusque là. Dans une société ou la vie privée s’expose facilement, c’est un vrai exploit. On sait peu de choses sur lui, bien que l’on suppose qu’il serait originaire de Bristol et né en 1974.

Banksy c’est un artiste provoc’ qui aime l’idée d’user de l’art pour faire passer des messages très engagés en utilisant l’humour et le second degré comme arme contre le drame des scènes qu’il choisit de représenter.

Il a plusieurs fois investi de grands musées internationaux (MoMa à New York, London British Museum, …) pour y glisser des oeuvres polémiques ni vu ni connu en étant déguisé pour ne pas être reconnu.

C’est un grand artiste qualifié comme anticapitaliste, antimilitariste et anti consumériste.

  

Alors, pourquoi on parle de lui aujourd’hui ?

Il y a une semaine une chasse aux graffitis a commencé, chacun tentant de repérer ses oeuvres à travers la ville, un véritable jeu de piste pour les fans. Sa présence est vue pour beaucoup comme un privilège, pour le monde politique, moins. Tout simplement parce que les messages dérangent.

On est le 20 juin 2018, journée mondiale des réfugiés. Un centre d’accueil des migrants vient de fermer dans le 18è. A quelques pas de là, l’oeuvre de Banksy sort des murs. Une petite fille noire y est représentée tagguant des motifs roses par dessus une croix gammée au dessus de sa couchette en pleine rue.

READ  « Thi ? Parle nous d'un artiste Street art ou un graffiti qui t’as inspiré»

Banksy vise la politique migratoire européenne actuelle. Il s’était déjà exprimé à travers ses oeuvres à Calais en 2015 contre la crise des migrants et les camps de la « jungle ».

De manière très subtile, il fait passer ses messages à travers son Instagram par le biais duquel il revendique ses oeuvres.

 

« Fifty years since the uprising in Paris 1968.
The birthplace of modern stencil art. »

Avec ce message, il rappelle que la France a été il y a 50 ans le pays de la révolte et de la protestation contre une politique et une société capitaliste et consumériste à travers plusieurs jours de grèves et d’affrontements violents.

 

On comprend alors pourquoi Banksy a gagné le coeur du peuple mais pas des politiciens. Pour notre plaisir, espérons que la chasse aux oeuvres n’est pas encore finie et qu’on en découvrira encore les prochains jours !

En attendant, ses oeuvres sont déjà protégées sous Plexiglas par des artistes et galeristes de « Art in the game » contre la dégradation et vandalisme auxquelles quatre des sept oeuvres reconnues de l’artiste sont déjà victimes.

Doit-on réellement les protéger ou les laisser vivre de manière éphémère sur le principe du street-art ? C’est un autre débat…