Mais quelle horreur ! Voilà comment les parisiens en 1977 ont commenté l’apparition du Centre National et de culture de Georges Pompidou. Véritable œuvre architecturale d’un autre temps, elle a bouleversé le visage de la culture à Paris. Fleuron de l’art moderne, il marquera un tournant dans l’art de ses contemporains. Mais à son époque, le centre Beaubourg a également bouleversé une nouvelle entreprise américaine … Nike.  Touchant également Michael Jordan, himself. Mais quel rapport pourrait-il bien y avoir entre le Centre Pompidou et la star des Chicago Bulls ? Le lien tient en un nom Tinker Hatfield, le père des premières Jordan.

L’histoire commence lorsque le créateur de la bulle d’air, Franck Rudy , rencontre Tinker, jeune diplômé d’architecture de l’université de l’Oregon, qui rejoint Nike en 81 et le département design en 1985. C’est à lui entre autre que l’on doit la gamme air trainer, de la Jordan et donc de sa première grande réussite, la « Air Max ». Aussi incongrue que cela puisse paraitre c’est après une visite à Beaubourg que Hatfield a l’idée de faire apparaitre la bulle d’air au talon de son prochain modèle. L’aspect transparent de l’édifice parisien, qui laisse apparaitre l’intérieur a conquis Hartfield. Un coup de cœur qui mettra à mal la position de Rudy et Hartfield chez Nike. Ce pari fut une véritable « révolution ». Pour les coureurs, mais surtout pour Nike. En effet, à sa sortie en 1987, en même temps que la « Air Trainer » et la « Air Safari » ; la « Air Max » sera lancé dans un spot publicitaire reprenant la chanson « Révolution » des Beattles. Suite à un procès, la chanson sera retirée au bout d’une année, mais le spot aura eu le temps de faire effet. Et voilà comment d’une simple chaussure de running est né un « best-seller ». Car quoiqu’il en soit la popularité de la « Air Force One » à cette époque, la marque au swoosh n’avait pas d’autres modèles phare. La « Air Max » va permettre de faire souffler un vent nouveau dans le monde du running dépoussiérant les vieilles chaussures qu’on utilisait pour un footing.  Et la « Air Max 95 » va modifier notre façon de voir la sneaker et devenir un must have pour tous les sneaker addict. Sans oublié que le « révolution » du début de campagne va laisser place au fameux « Just do it », punchline phare du swoosh. Ce modèle sera le premier modèle dit « mode », alors que les modèles précédents étaient tournés autour de la pratique sportive, cette dernière est faite pour la rue, pour les non pratiquants.

READ  La photo, élement vital pour un sneakers addict - Hebdo rudymentaire #26

Un modèle pour les passionnés, un modèle que j’ai longtemps détesté. Mon amour du sport étant peut-être trop prononcé. J’ai beaucoup de mal à accepter ces modèles dit « mode », quel intérêt. Je n’ai succombé qu’il y a peu et la paire que j’ai choisi peut être utilisé pour courir. La 95, la « metallic » ou la « requin », voir la « Big Window » très peu pour moi. Je ne juge pas ceux qui adorent ces modèles, j’ai juste un peu de mal à comprendre l’intérêt. Pour moi, une paire de chaussure de sport doit aussi (parfois) pouvoir servir à la pratique. Alors je ne vous parle pas de basket à talon, ni même des baskets à paillettes. Je ne veux pas passer pour un Ayatollah de la basket.