Durant cette série, MJ a dominé l’une des stars de l’époque. Un « Magic » Johnson pas encore diagnostiqué, qui venait de battre la meilleure équipe de la saison régulière, les « Trailblazers » de Clyde Drexler. His airness portait lors de cette saison victorieuse ses fameuses « 6 Infrared » qui deviendront donc le modèle le plus apprécié et prisé par les passionnés et autres collectionneurs. Souple et légère, super agréable à porter, notre « OG Black Infrared » est devenue la plus vendue de la gamme et un symbole de réussite. D’ailleurs cette paire est l’une des premières auxquelles Jordan a participé activement. Tous ses souhaits émis avant l’élaboration ont été pris en compte comme le « heeltab ». Vous savez c’est ce petit bout en caoutchouc au-dessus du talon, pratique pour les mettre, mais surtout selon la légende, elle aurait été inspirée du spoiler de sa Porsche 911, son joujou de l’époque. C’était la première basket s’inspirant de l’automobile, mais pas la dernière puisque d’autres suivront, notamment la n°14, clairement inspiré de Ferrari. Moi, j’étais aux antipodes de ces considérations, j’adorais juste jouer avec tant elles étaient confortables avec le chausson huarache intégré. Je regrette juste de ne pas avoir pu m’offrir les « Carmine », modèle qui a succédé au Infrared et dont la couleur s’est inspirée de celle des Bulls.
Ce quatrième opus dessiné par Tinker Hatfield prouve que Jordan est devenu bien plus qu’un simple joueur. Star planétaire à cette époque, il assoit un peu plus son ascendant sur la ligue et par la même sa puissance commerciale. « I wanna be like Mike » devient la norme. Il fait vendre et Nike l’a bien compris. Encore aujourd’hui posez la question autour de vous sur ce que représente Jordan et les réponses fuseront :
« MJ ? un révolutionnaire aussi bien dans le jeu qu’au niveau business. »
« La classe, l’élégance, la combativité et le leadership, c’est « come fly with me » tous les jours. »
« L’excellence absolue. »
« La référence. »
Voilà entre autres ce que j’ai pu lire ou entendre de mes amis. Tout un symbole. Et quand tu interroges les plus jeunes ceux qui n’ont pas eu la chance de vivre en live les 6 finales du « Roi des airs », tu sais qu’il est différent. Il est pour eux le meilleur basketteur de tous les temps. L’égal d’un Pelé, d’un Mohammed Ali ou d’un Tiger Woods, il dépasse le cadre de son sport. Je ne sais pas si c’est seulement lui qui a motivé mon appétit de sneaker, mais il y a contribué à n’en pas douter. « Is it the shoe or the player ? »

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A l’heure où comme un clin d’œil, North Carolina l’ancienne fac de MJ, redevient champion NCAA, Jordan reste un symbole de réussite. Posséder ma première paire de Jordan a été comme un exutoire, une satisfaction incommensurable. Comme d’autres après moi qui peuvent porter les baskets de leur idole. Pour certains c’est une représentation d’un idéal, du basket des années 90 rempli de Méga stars et de personnalités très fortes. Pour d’autres, c’est le souvenir d’une jeunesse dorée et heureuse, symbolisée à travers une OG Infrared classe et discrète à l’image du joueur. Ses modèles qui ont jonché son parcours symbolisent le gagnant qu’il était. Ce type n’abandonnait jamais. Même refoulé, il revenait par la fenêtre. Sa vie est faite d’opiniâtreté et d’abnégation, de travail et de confiance en soi. Bref, me voilà aujourd’hui impavide et fier. Je me tiens bien droit dans mes sneakers Jordan 5 noire et grise, (bah oui j’ai fini par les acheter) prêt à affronter l’adversité d’où qu’elle vienne. Voilà ce que me procure mes « Air Jordan ». Je finirai par une phrase du maitre : « Si tu abandonnes une fois, cela peut devenir une habitude. N’abandonne jamais… » et crois en tes rêves. « I believe I can fly, I believe I can touch the sky… »