Rien ne paraît plus facile que d’avoir le choix, rien ne semble aussi simple. Pourtant cela peut parfois être compliqué, voir impossible de choisir.

Plus je vieillis et plus je me rends compte que nous vivons sous influence. Dans notre vie d’être humain, nous sommes soumis à l’influence de nos congénères, de nos croyances, de notre famille, de nos parents, mais aussi de notre propre vécu. D’ailleurs plus nous en aurons et plus il nous sera facile de nous décider. Mais de nous décider à quoi exactement ? Des choix, nous en faisons à longueur de vie, longueur d’années, bref tous les jours ; mais vous êtes-vous demandés quelles conséquences pouvaient-ils avoir ? Je ne parle pas de choix déterminant au point de sauver ou non une vie. Je ne parle pas non plus de vos choix de la vie quotidienne. Viande ou poisson ? Vert ou rouge ce pull ? Non, je parle de choix qui vont influer sur vos dix prochains jours, vos dix prochaines semaines, vos dix prochains mois, parfois même vos 10 prochaines années. Une demande en mariage, une bonne école, une destination de vacances, une formation, une entreprise, un salarié, un sport passion. Toutes ces choses qui vous feronttraverservotre vie de façon plus dense, agréable, avec plus ou moins de succès. Cela n’a l’air de rien, mais un mauvais choix et l’effet papillon prendra son envol. La loi de Murphy fera alors son effet, sans vergogne, sans aucune pitié pour vous … pour nous … pour moi. Me voilà donc face à un choix que je qualifierais de Cornélien, si ce n’est que contrairement à Rodrigue je n’ai pas d’acte insensé à opérer. Un choix s’avance vers moi, je me retourne au cas où cette canaille de Corneille rôderait aux alentours, mais point du tout. Plusieurs alternatives me tendent les bras et aucune ne me satisfait complètement. Je sais que quelle que sera l’option choisie, j’en pâtirai.

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Ne pas choisir n’est pas une option. Il est vrai que parfois l’on envie ces oiseaux qui migrent vers le sud à la même période. S’échapper. Se soustraire à tout cela. Quoi de plus …humain, finalement. Si encore il me fallait choisir entre une paire de la Air Jordan 1 High OGDefiant« Tour Yellow » ou une Jordan 4 Retro rouge, cela m’aurait simplifié la tâche (j’aurais pris les deux, tout simplement). Mais en l’occurrence dans ce cas d’espèce, point d’échappatoire de la sorte. Il doit y avoir une décision. Evidemment, le temps joue un rôle primordial. Le voici là, impavide, au-dessus de la mêlée, jetant sur vous son regard inquisiteur. Plus on attend, moins on a le temps. Plus la décision a l’air lourde à porter. Plus la période de gestation se réduit. On se couche la tête dans un brouillard et l’on se réveille groggy, comme un boxeur sonné. Et puis un matin, le temps s’est écoulé. Plus queminutes devant nous, une réponse est attendue. Pas le choix, plus d’option, on doit faire face et se jeter à l’eau. Comme ces inconscients qui s’avancent sur la passerelle, la vie retenue par un simple élastique. On va nous aussi tenterle grand saut…dans l’inconnu. Ce n’est que bien plus tard que l’on saura si l’on a été bon. La victoire est un moyen de récolter les fruits de sa décision. Didier Deschamps s’en souviendra pendant des années. Vincent Collet pourra se friser les moustaches qu’il n’a pas. Le parallèle avec le sport est facile, car le résultat est binaire. Tu gagnes ou tu perds la compétition. Mais on sait tous que parfois nos choix sont vécus ou ressentis de mille façons différentes. On a l’impression que c’est mitigé. Tout est édulcoré.

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C’est alors que d’autres sentiments nous envahissent. Même assumés, ils sont difficiles parfois à digérer, d’où la complexité à se décider. Même en ayant pris en compte tous les éléments. C’est exactement ce que je ressens quand je valide un nouvel achat. Une nouvelle paire qui arrive. C’est comme un nouveau challenge à relever. Un nouveau shoot d’adrénaline. Fort heureusement, les coups de cœur permettent d’oublier toutes les frustrations passées. Néanmoins, la vie ne se résume pas à un 42,5 porté les jours sans pluie. De même, les regrets ne sont jamais bien loin, rodant toujours autour tels des vautours attendant le bon moment avant de fondre sur vous. Il faut dès lors rester stoïque et fort car la vie est autant faite d’échecs que de réussites, et nous ne sommes pas à l’abri de prendre la bonne option. Une fois fait, on ne peut regretter sa décision, car à part être devenu devin, nous n’avons aucune garantie, quelle que soit la route choisie. Le mieux est alors de valider une option et d’assumer tout ce qu’il en découlera. Que cela soit positif ou négatif. Toutes nos résolutions aboutissent à une autre. Finalement, ce n’est qu’un cercle vicieux ou vertueux, une farandole de choix que nous devons cocher au gré du vent, au gré du temps. Moi, j’ai fait mes choix en m’appuyant sur les miens plus que sur mon vécu. Ainsi, je ne peux plus reculer et je me dois d’avancer.Pour ce faire il ne me reste qu’une solution, voguer vers d’autres options chaussé de mes sneakers, que je brandis comme des bottes de 7 lieues. J’irai de l’avant prêt à relever de nouveaux défis. Les pure Money étant pour moi le meilleur choix.  Comme vous le constatez, on en revient toujours au point de départ.