Ce matin, mon fils très inquiet, fait irruption dans ma chambre. Depuis la veille une question le turlupine. « Papa, la basket du futur, elle existe déjà ? » C’est le genre de chose qui au réveil vous donne la pêche pour la journée.

Enfin, presque. Me voilà donc lancé dans une réponse plus ou moins convaincante, qui je le sais d’avance ne contentera pas mon rejeton qui reviendra à la charge une fois remises en place toutes les pièces du baratin que je lui sers. Au moment du café, j’ai déjà un peu plus émergé et je me suis donc mis à creuser un peu cette question sur la basket du futur. Bah oui, il vaut mieux prévenir que guérir. Donc je suis en quête d’informations de 1er choix. Avant que le minot ne fonde sur moi. Elle ressemblera à quoi cette paire du futur ? Doit-elle absolument être comme la Nike de Marty Mc Fly ? Intégrera t’elle toutes les technologies actuelles ? Sera-t-elle connectée ou recyclée ? Fruit d’un designer de génie ou simple et épurée ? Faite pour la performance ou pour la jungle urbaine ? Elle sera tout cela et plus encore. Nous en voyons déjà les prémices. Nike a déjà sorti une paire auto laçante (HyperAdapt 1.0), mais le confort et la performance ne sont pas à négliger. Certaines paires sont même issues du recyclage.

Oui le futur est déjà dans nos vitrines et nos échoppes. Amsterdam, qui en a marre des tonnes de chewing gum ramassées dans ses rues, a eu l’excellente idée de se rapprocher de la marque Explicit Wear. Cette collab’ a porté ses fruits puisque les gums écrasés sont transformés en semelle pour basket design. 200€ tout de même pour marcher sur du chewing gum. Nos petites start up françaises ne sont pas en reste. D’abord Digitsole, qui a réalisé le rêve de Marty Mac Fly avec sa chaussure qui se lace toute seule, ou presque. Mais elle est également chauffante et absorbe les chocs. Elle peut aussi vous dire combien de calories vous avez dépensé dans la journée. Les petits gars d’Enko ont fait le buzz à Las Vegas, lors du Consumer Electronic show avec leurs chaussures mécaniques. Faites pour le running, elles permettent de soulager les articulations des coureurs, avec une semelle mécanique qui vous renvoie l’énergie emmagasinée pendant l’effort. Cela donne l’impression d’être propulsé à chaque foulée. La « By Eram », elle, change juste de couleur selon vos humeurs via l’appli de votre smartphone. La ShiftWear est dans le même esprit, mais va plus loin encore.  Elle va jusqu’à afficher des dessins, des imprimés, des motifs ou des animations choisis sur nos portables. Véritables chaussures écrans, elles sont censées représenter nos envies. Mais à quand la chaussure publicitaire ? On se fera peut-être payer pour porter des sneakers ??? Ah oui ça existe déjà, mais pour ça, il faut être un athlète.

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Comme une évidence c’est chez Nike que l’on trouve le plus de possibilités. La Hyper Dunk connectée, permet de comparer son hang time avec d’autres joueurs dans le monde. Elle permet également de mesurer la hauteur de ses sauts et les différents appuis du joueur grâce à ses semelles connectées. Mais la marque de l’Oregon a également sortie une paire pour le fitness qui permet aux femmes de se concocter des séances adaptées. Comme vous pouvez le constater, l’avenir de la basket a encore de beaux jours, mais les passionnés que nous sommes seront ils addicts de ces innovations ? Aurons-nous envie de porter ces chaussures recyclées ou d’être tracé par sa basket ? La technologie au service du sport, je comprends et je valide. Par contre, pour la performance, les gadgets j’ai plus de mal. Même si je regarde vers le futur, mon passé est si présent que je ne peux que préférer les sneakers d’avant. Certes, certains modèles m’ont plu au moment de leur sortie comme la BHM Kobe 2015, ou les LBJ Soldier 2014, mais elles étaient faites pour jouer et je pratiquais encore mon sport favori. Pour me pavaner dans les rues de Paname, je préfère encore mes Jordan retro ou mes Uptempo. La mode du revival ou vintage est actuellement très ancrée dans l’esprit de la communauté. Comme le dit si bien Erika, la « dad shoes » a permis à plusieurs marques de revenir sur le devant de la scène. Désormais elles surfent sur leur passé. Quand je vois la fille d’un couple d’ami me montrer une photo de Disruptor Low Fila en l’accompagnant d’un : « elles sont trop belles, c’est celles-là que je veux ». Elle a 12 ans et porte les mêmes baskets que son père au même âge et je me dis que je n’ai pas totalement tort. En tout cas, j’ai pu enfin répondre à mon fils. « Oui la basket du futur existe déjà, elle est sortie en 1995. »