Publicité Lancôme : qui sont les actrices des pubs récentes et emblématiques ?

Léo Garnier

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Lifestyle


Sur les écrans, dans le métro ou en plein cœur des feeds Instagram et TikTok, la publicité Lancôme s’affiche avec une galerie de visages célèbres qui racontent chacun une vision différente de la beauté. Les actrices, chanteuses et icônes choisies par la marque de luxe ne se contentent plus de sourire derrière un flacon, elles portent des récits de confiance en soi, de diversité et d’audace.

Entre l’énergie brute d’Olivia Rodrigo pour Idôle Power, la présence magnétique d’Aya Nakamura autour des Juicy Tubes et les campagnes de fêtes avec Julia Roberts, Isabella Rossellini ou Ni Ni, chaque spot ressemble à un mini-film pensé pour marquer la culture pop autant que les rayons parfumerie.

Les pubs récentes multiplient les formats et les plateformes, du film de 30 secondes à la campagne 360° décloisonnée, en passant par des collaborations avec des réalisateurs venus du clip, de la mode ou des plateformes musicales. Ce mouvement n’est pas anodin. Lancôme fabrique un casting où se croisent plusieurs générations, plusieurs continents et plusieurs façons de se mettre en scène. Une actrice hollywoodienne croise une chanteuse RnB française, elles partagent un wagon de train de luxe, ou un bar à gloss imaginaire.

Résultat : les spots publicitaires deviennent des repères de style, autant commentés pour leurs ambassadrices que pour leurs produits. Pour qui cherche à comprendre qui se cache derrière ces campagnes emblématiques, ces choix d’images et d’égéries racontent la transformation d’une maison historique en label de culture visuelle.

  • Olivia Rodrigo entraîne Idôle Power dans un univers d’empowerment assumé, entre musique rock et narration fluide.
  • Aya Nakamura s’impose comme figure centrale des pubs récentes, des gloss Juicy Tubes au train de rêve Lancôme Express.
  • Julia Roberts reste l’un des piliers des campagnes de fêtes, avec une aura de star hollywoodienne intemporelle.
  • Isabella Rossellini et Ni Ni ancrent la marque dans un dialogue entre héritage et nouvelles scènes internationales.
  • Demi Moore et Zoe Saldana rejoignent le casting comme nouvelles ambassadrices, aux côtés de Vanessa Kirby et Christy Turlington, confirmant une stratégie de casting pluriel.

Publicité Lancôme et actrices emblématiques : un casting pensé comme une histoire de la beauté contemporaine

Les dernières années ont vu la publicité Lancôme se transformer en galerie de portraits où chaque égérie incarne un chapitre différent de la féminité contemporaine. Plutôt que d’empiler les contrats d’image, la maison assemble un casting qui ressemble à une carte du monde de la beauté actuelle.

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On y trouve des actrices mythiques, des chanteuses qui dominent les playlists, des mannequins iconiques et des figures montantes du cinéma.

Au cœur de ce dispositif, Julia Roberts reste l’un des visages les plus emblématiques de la marque. Son sourire a colonisé l’affichage urbain et les campagnes de Noël, notamment pour les célébrations des 90 ans de Lancôme. Dans les spots Holiday, sa présence n’est plus seulement un symbole glamour. Elle devient une espèce de repère, une boussole émotionnelle qui relie les nouvelles générations d’égéries au patrimoine de la maison. Quand elle traverse un décor féérique pour rejoindre un train ou une fête, la publicité joue sur cette idée de cinéma de fin d’année, familier et pourtant renou­velé.

Face à cette figure installée, d’autres actrices incarnent des nuances différentes. Isabella Rossellini, longtemps associée à Lancôme, revient dans les campagnes récentes comme un clin d’œil au passé, mais aussi comme une affirmation claire : le dialogue avec les visages qui ont marqué la marque ne s’interrompt pas. Elle partage par exemple l’écran avec Julia Roberts ou Aya Nakamura dans certaines opérations de fin d’année, créant un pont entre l’ère Trésor et l’ère des réseaux sociaux.

La présence de Ni Ni, star du cinéma chinois, illustre une autre dimension du casting. Son rôle n’est pas seulement de représenter l’Asie comme un territoire de marché. Elle apporte une gestuelle, un rapport à la caméra et au maquillage très différent des codes hollywoodiens. Dans le fameux « Lancôme Express » qui relie Paris aux Alpes enneigées, Ni Ni occupe un espace à part, plus contemplatif, presque cinématographique, qui dialogue avec l’expressivité de Julia Roberts et la modernité d’Aya Nakamura.

Dans le même temps, Lancôme enrichit sa galerie d’actrices avec des arrivées commentées. L’annonce de Demi Moore et Zoe Saldana comme nouvelles ambassadrices va clairement dans le sens d’un casting plus mature et plus diversifié. Demi Moore amène une vision du glamour associée à une génération qui a grandi avec les grands films des années 90, tout en assumant pleinement les enjeux de l’âge, sans filtre ni faux discours. Zoe Saldana, très identifiée aux grandes sagas de science-fiction et aux rôles de femmes fortes, installe une connexion évidente entre la marque de luxe et des héroïnes de pop culture qui n’ont rien de décoratif.

Autour de ces noms, d’autres figures viennent compléter le tableau, comme Vanessa Kirby ou Christy Turlington, qui incarnent chacune une esthétique différente de la sophistication. La première porte une intensité dramatique et une élégance minimaliste, héritée de ses rôles dans des drames d’auteur et des séries prestigieuses. La seconde garde ce statut de mannequin culte, signe que Lancôme n’abandonne pas la mode, mais la réinscrit dans un paysage où les frontières entre actrice, mannequin et chanteuse se brouillent.

Ce parti-pris est clair : les campagnes ne cherchent plus un visage « universel », mais une constellation d’identités. Cette mosaïque permet à la marque de parler à des publics très différents sans se diluer. Dans la culture visuelle actuelle, cette stratégie pèse lourd, car la reconnaissance passe autant par l’identification à une égérie que par l’attrait pour un produit. C’est cette mécanique, discrète mais puissante, qui fait des spots publicitaires Lancôme des repères réguliers dans l’actualité de la beauté.

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Olivia Rodrigo, Idôle Power et la nouvelle grammaire des pubs récentes Lancôme

Du côté des pubs récentes, une figure s’est imposée comme symbole de cette bascule vers une beauté plus brute, plus frontale : Olivia Rodrigo. La chanteuse, qui a déjà laissé une trace nette dans la culture pop avec ses albums chargés d’émotions adolescentes et de riffs rock, devient le visage d’Idôle Power. La publicité Lancôme autour de ce parfum ne parle pas seulement de notes olfactives, mais de passage à l’âge adulte, de confiance et de tension entre fragilité et énergie.

Dans le film de 30 secondes, on retrouve sa musique « Brutal » comme colonne vertébrale. Ce choix évite l’écueil du simple habillage sonore. La chanson donne le tempo à la mise en scène, dictant les coupes, les mouvements de caméra, l’attitude du corps. L’actrice-chanteuse traverse des espaces qui ressemblent tour à tour à des coulisses de concert, à un studio de danse et à une chambre intérieure, métaphore d’un travail sur soi. Les transitions sont rapides, sans rupture nette, traduisant ce sentiment que l’on change sans forcément s’en rendre compte, par couches successives.

Le duo de réalisateurs King She, formé par Radha Ganti et Robert Lopuski, imprime sa patte. Habitués à des projets pour Apple Music ou pour des artistes comme Rihanna, ils importent dans cette campagne une écriture visuelle venue du clip, avec beaucoup de mouvements de caméra et des jeux subtils sur les ralentis. La fluidité des passages entre les scènes donne l’impression que la caméra suit un flux de conscience. Ce choix esthétique colle à l’idée centrale portée par le slogan : « Devenir soi est une force ». L’identité ne serait pas un bloc figé, mais quelque chose qui bouge, qui hésite, qui se réaffirme.

Le flacon d’Idôle Power, avec ses nuances terracotta, accompagne cette narration. Il apparaît moins comme un objet sacralisé que comme un talisman que l’on garde sur soi, que l’on déplace d’une pièce à l’autre, d’un moment de doute à un moment de prise de décision. Certains plans jouent d’ailleurs sur cette idée, en montrant le parfum dans la main plutôt que posé sur un socle doré. L’accessoire classique de la marque de luxe devient presque un outil de scène, au même titre que le micro ou la guitare.

La force de cette publicité réside aussi dans son déploiement. L’agence Publicis Luxe ne se contente pas du film principal. Une activation 360° multiplie les contenus pour la Gen Z : coulisses du tournage, focus sur les ingrédients, formats courts adaptés aux stories ou aux plateformes audio comme Spotify. Ce maillage évite l’effet coup d’éclat isolé. Le visage d’Olivia Rodrigo revient dans différents contextes, ce qui ancre progressivement l’association entre son univers et celui d’Idôle.

D’ailleurs, le choix d’une artiste qui signe la bande-son elle-même a un impact précis. Dans de nombreux spots publicitaires, la musique est achetée ou commandée auprès d’un compositeur externe. Ici, la chanson fait déjà partie du répertoire d’Olivia Rodrigo. Les fans reconnaissent les paroles, le riff, le moment de la chanson utilisé. La campagne se branche donc directement sur une communauté existante, au lieu de tenter de la créer ex nihilo. Pour une marque comme Lancôme, ce pari suppose de faire confiance à l’actrice-chanteuse et à son storytelling personnel, parfois rugueux, loin du discours lisse.

Le casting élargi autour d’Idôle Power, avec toute l’équipe créative créditée, renforce l’impression d’un projet pensé comme une œuvre collective plutôt qu’un simple film produit en série. On voit apparaître les noms des directeurs de la création, des responsables marketing, des photographes comme Amy Troost ou Ines Dielman, ou encore des équipes de post-production et de son. Pour le public, ces noms restent souvent invisibles. Pourtant, leur présence dans les documents presse raconte une autre réalité : derrière une image d’Olivia Rodrigo en plan serré, une armée de talents orchestre chaque détail. Ce contraste entre le visage unique montré à l’écran et la pluralité cachée des créateurs résume bien la logique de ces nouveaux récits de marque.

En résumé, Idôle Power marque un tournant net dans les pubs récentes Lancôme : une égérie issue des charts, une bande-son déjà culte, une réalisation héritée du clip et un discours assumé sur le fait de se construire par essais et erreurs. Ce parfum ne raconte pas la perfection, il parle d’ajustements, de failles et de force retrouvée.

Aya Nakamura, Juicy Tubes et le personnage de BaristAya : quand la publicité Lancôme flirte avec la pop urbaine

Autre visage central des campagnes récentes, Aya Nakamura ne s’est pas contentée d’un simple rôle de figurante glamour. Égérie Lancôme depuis 2023, elle s’ancre dans plusieurs spots publicitaires qui jouent avec son univers musical et son langage visuel très reconnaissable. L’une des plus commentées reste la campagne Juicy Tubes, où elle endosse le personnage de « BaristAya ».

Dans ce décor de café réinventé façon gloss bar, la chanteuse devient une sorte de barista de la beauté. Les Juicy Tubes s’alignent comme une carte de boissons colorées, avec des textures brillantes, lactées ou fruitées. Aya sert des looks comme on servirait des recettes personnalisées. On est loin de la mannequin silencieuse. Elle incarne une attitude, un phrasé, une manière de se déplacer dans l’espace qui évoque directement ses clips et ses performances scéniques.

Le duo de réalisateurs Julia & Vincent donne à cette publicité Lancôme un ton qui oscille entre le clip, la comédie romantique légère et la vidéo TikTok mise en scène. Les mouvements de caméra restent proches, presque au niveau du comptoir, pour renforcer ce sentiment de proximité avec l’actrice-chanteuse. Les photographes Sofia & Mauro, chargés des visuels print et digitaux, poussent encore ce parti pris, avec des gros plans sur la bouche, les lèvres laquées et les textures brillantes des gloss.

La campagne capture trois facettes clés des Juicy Tubes :

  • un côté audacieux, avec des couleurs qui assument leur présence et des mélanges inattendus ;
  • un aspect éclat, mis en avant par les éclairages très brillants et les reflets sur les lèvres ;
  • une dimension presque addictive, suggérée par la répétition des gestes d’application et par le jeu autour du bar à gloss.
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Ce personnage de BaristAya fonctionne bien pour une raison simple : il s’appuie sur ce qu’Aya Nakamura incarne déjà. Une artiste qui gère son image, qui joue avec les codes, qui mélange argot, français, anglais et références pop. La marque de luxe ne lui demande pas de rentrer dans un moule, mais plutôt de tirer la publicité vers son terrain. Le résultat parle particulièrement à un public urbain et connecté, qui suit l’artiste sur les plateformes avant de la découvrir dans les vitrines beauté.

La présence d’Aya ne s’arrête pas à ce spot. On la retrouve dans le fameux Lancôme Express, ce train de rêve partagé avec Julia Roberts, Ni Ni et Isabella Rossellini, imaginé pour les fêtes de fin d’année. Là encore, la chanteuse occupe une place particulière. Elle apporte une énergie plus contemporaine, presque décalée, dans un décor qui pourrait rappeler les grandes campagnes traditionnelles de Noël. Cet écart entre son langage corporel et l’environnement ultra sophistiqué crée une tension intéressante. Comme si deux mondes se rencontraient dans le même wagon.

Ce choix raconte une prise de position nette : pour rester audible dans la jungle des publicités de fin d’année, une marque de luxe ne peut plus se contenter de paillettes et de flocons. Elle a besoin de figures qui dialoguent avec les playlists, les stories, les memes. Aya Nakamura remplit ce rôle. Elle attire un public qui ne se reconnaissait pas forcément dans les codes habituels des campagnes parfum et maquillage. Du coup, le casting gagne en relief, et la marque en crédibilité auprès d’une génération qui scrute très vite le fossé entre le discours et la réalité.

Pour les observateurs de la culture, cette alliance n’est pas anodine. Elle pose une question simple : qui définit aujourd’hui ce que signifie être une égérie de beauté ? Une actrice oscarisée, une chanteuse de pop urbaine, une mannequin en couverture de magazine ou une influenceuse très suivie. Lancôme, en misant fortement sur Aya, montre qu’une artiste issue du streaming peut devenir un pilier de son identité visuelle, au même titre que ses icônes de cinéma. Cette hiérarchie bousculée reflète l’évolution réelle des usages : on passe plus de temps sur les plateformes musicales et les réseaux que devant les cérémonies de récompenses.

Ce qui reste, dans la rétine, ce sont ces gros plans de lèvres brillantes, ces scènes de bar réinventé et ce mélange de glamour et de quotidien. Juicy Tubes ne promet pas une transformation radicale, mais un plaisir immédiat, assumé, presque ludique. Aya Nakamura en est le vecteur le plus logique. Sa façon de tenir un gloss a autant d’impact que la composition du produit elle-même.

Julia Roberts, Isabella Rossellini, Ni Ni : quand les campagnes emblématiques tissent un pont entre héritage et nouvelle ère

Les campagnes de fêtes signées Lancôme, souvent regroupées autour de la thématique des Holiday ou des grandes célébrations, fonctionnent comme des rendez-vous annuels. Parmi ces pubs récentes, celles qui rassemblent Julia Roberts, Isabella Rossellini, Ni Ni et parfois Aya Nakamura méritent un arrêt sur image. Elles jouent comme un carrefour où se croisent plusieurs époques de la publicité Lancôme.

Julia Roberts en demeure la figure centrale. Dans la campagne imaginée pour les 90 ans de la marque, elle traverse un univers de fêtes cinématographique, entourée de lumières chaudes, de décors parisiens réinventés et d’objets symboliques de la maison. Sa démarche reste reconnaissable parmi toutes, cette façon d’entrer dans un plan comme si elle arrivait dans une scène de film. Pour le spectateur, ce n’est pas seulement un visage de beauté, c’est une héroïne que l’on croit connaître depuis longtemps.

À ses côtés, Isabella Rossellini ne joue pas la nostalgie gratuite. Elle incarne un retour assumé au temps où Trésor redéfinissait le langage olfactif des années 90, mais avec une conscience très nette de ce qu’elle représente aujourd’hui. Son âge, sa voix, sa manière de tenir un flacon ne disent pas la même chose qu’il y a trente ans. La marque accueille ce décalage comme une richesse. Une femme qui a traversé plusieurs périodes de sa vie en restant égérie donne au discours sur le soin, le parfum et le maquillage une densité que l’on ne peut pas simuler.

La présence de Ni Ni change encore la dynamique. Elle amène un autre rapport au cadre, plus posé, souvent plus intériorisé. Dans les scènes du Lancôme Express, elle regarde parfois le paysage enneigé à travers la fenêtre, comme si le décor devenait une projection d’un état intérieur. Ce registre se distingue de l’expressivité de Julia Roberts ou de la spontanéité d’Aya Nakamura. Le film joue sur ces contrastes. Plutôt que de lisser toutes les présences, il laisse chaque femme exister à sa manière, comme si le train abritait plusieurs récits parallèles.

Le choix du train comme décor pour relier Paris aux Alpes n’est pas innocent. Il permet de convoquer l’imaginaire des voyages de luxe, des compartiments feutrés, des rencontres imprévues. Chaque wagon semble associé à une atmosphère différente : éclats lumineux autour de Julia Roberts, touches musicales et urbaines pour Aya, moment plus contemplatif pour Ni Ni, présence singulière pour Isabella Rossellini. Ce dispositif scénographique donne aux spots publicitaires une dimension presque narrative. On a l’impression qu’un film plus long pourrait exister, et que la publicité n’en montrerait qu’un extrait.

Cette façon de croiser plusieurs générations d’actrices répond aussi à une attente claire du public. Beaucoup de femmes naviguent aujourd’hui entre plusieurs références, entre les stars avec lesquelles elles ont grandi et les nouvelles figures qu’elles suivent en ligne. Une marque de luxe qui réunit ces profils au lieu de choisir un camp prend position. Elle affirme que la modernité ne se construit pas en effaçant ce qui a précédé, mais en accumulant des couches de sens, des souvenirs, des gestes.

Ce type de campagne intergénérationnelle offre aussi un terrain d’observation intéressant sur la mise en scène de la beauté. On y voit des visages à différents âges, des attitudes plus ou moins apprêtées, des styles vestimentaires qui ne répondent pas tous à la même décennie. Le message, sans être martelé, devient lisible : il n’existe pas un seul âge ni un seul style pour mériter un plan serré sous la lumière Lancôme. Dans un univers où la retouche numérique peut effacer toute aspérité, ce choix de casting varie au moins une partie de la conversation.

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Pour mesurer ce maillage, il suffit de comparer les visuels d’affichage à ceux diffusés en ligne. Sur les grandes affiches urbaines, la composition reste plus classique, avec un ou deux visages mis en avant, souvent Julia Roberts en figure de proue. Sur les réseaux, en revanche, des scènes secondaires avec Ni Ni ou des interactions entre les différentes égéries prennent plus d’importance. Le récit se fragmente selon les supports, mais le noyau reste là : plusieurs histoires convergent vers un même univers Lancôme.

Ces campagnes emblématiques coupent court à une vision trop scolaire de la publicité beauté. L’enjeu n’est plus seulement de montrer un produit parfait, mais de donner l’impression qu’il s’intègre dans une trajectoire de vie, qu’il accompagne un trajet réel, même métaphorique, comme ce voyage en train vers les Alpes. Dans un contexte saturé d’images, cette sensation de continuité fait la différence.

ÉgérieCampagne LancômeRôle dans les spots publicitaires
Julia RobertsHoliday / 90 ans de LancômeFigure iconique, lien entre cinéma et univers de luxe, visage central des fêtes
Isabella RosselliniCampagnes patrimoniales et Lancôme ExpressSymbole d’héritage, incarnation d’une beauté qui traverse les décennies
Ni NiLancôme Express et campagnes internationalesPrésence contemplative, ouverture vers la scène asiatique et le cinéma d’auteur
Aya NakamuraLancôme Express (Holiday) en complément des Juicy TubesÉnergie pop urbaine, pont avec la génération des plateformes et des réseaux sociaux

Nouvelles ambassadrices, stratégie de casting et futur des campagnes Lancôme

Au-delà des visages déjà omniprésents, la publicité Lancôme s’ouvre à un nouveau cycle. L’annonce de Demi Moore et Zoe Saldana comme ambassadrices confirme que la maison ne se repose pas sur son casting actuel. Ces noms parlent à des publics différents, mais prolongent la même logique : associer la marque de luxe à des femmes qui ont construit des carrières solides, parfois en marge des standards attendus.

Demi Moore, souvent associée à des rôles intenses et à une silhouette très médiatisée, apporte une réflexion sur la question de l’âge dans la communication de beauté. Sa présence en tant qu’égérie ne peut plus être lue comme celle d’une jeune première. Elle devient un signal adressé à toutes celles qui traversent leur quarantaine, leur cinquantaine ou au-delà, et qui n’ont pas envie de disparaître de l’image. Si la campagne qui l’entourera suit cette logique, on peut s’attendre à des spots où la parole, la voix et le récit de parcours auront un poids au moins égal à la mise en avant du produit.

Zoe Saldana, de son côté, arrive avec un bagage différent. Identifiée à des franchises comme Avatar ou Les Gardiens de la galaxie, elle fait partie de ces actrices dont les rôles dépassent les catégories habituelles. Elle joue des héroïnes d’action, des personnages en motion capture, des figures hybrides entre action et émotion. Pour Lancôme, la voir apparaître dans des spots publicitaires signifie associer le parfum, le soin ou le maquillage à cette idée de puissance en mouvement, d’héroïne qui ne reste pas statique dans un décor.

Les nominations de Vanessa Kirby et de Christy Turlington ces dernières années complètent encore ce puzzle. Vanessa Kirby incarne une intensité dramatique et une élégance épurée, parfaitement adaptée à des campagnes qui valorisent le regard, le teint, la capacité à habiter un plan avec peu de gestes. Christy Turlington, mannequin iconique, apporte ce lien avec l’âge d’or des supermodels, quand les visages de mode devenaient des personnages publics à part entière. La cohabitation de ces profils montre bien que la marque ne cherche pas une ligne unique, mais une sorte d’orchestre de sensibilités.

Cette stratégie de casting s’appuie sur une conviction implicite : dans un paysage saturé de publicités, les spectateurs ne se contentent plus de belles images. Ils observent les trajectoires des égéries, leurs prises de parole publiques, leurs rôles, leurs engagements. Une campagne signée Lancôme qui met en avant Olivia Rodrigo, Aya Nakamura ou Zoe Saldana ne vaut pas uniquement pour son esthétique. Elle est lue à la lumière des chansons, des posts, des interviews et des films de ces femmes.

Cette interconnexion peut créer des tensions, évidemment. Une artiste très exposée peut susciter des réactions contrastées, surtout sur les réseaux. Mais Lancôme semble assumer ce jeu. Plutôt qu’un consensus tiède, la marque préfère des figures qui polarisent un peu, qui suscitent la discussion. Cette ligne de conduite se repère déjà dans la manière dont certaines campagnes emblématiques misent sur des musiques rock, des univers urbains ou des récits de transformation personnelle moins aseptisés que par le passé.

En filigrane, ce renouvellement du casting préfigure sans doute la direction des futures pubs récentes de la maison. On peut imaginer davantage de formats hybrides, à cheval entre documentaire, clip et fiction courte, où les ambassadrices montreraient des fragments de leur quotidien ou des coulisses de tournage. Les frontières entre actrices, chanteuses, mannequins et créatrices de contenu continueront probablement à se flouter, à mesure que les plateformes imposent leurs codes narratifs.

Ce qui ressort, à ce stade, c’est une ligne directrice assumée : faire de la publicité Lancôme un espace de récit autant qu’un espace de promotion. Les visages célèbres ne sont plus là pour prêter leurs traits à un flacon, mais pour animer une conversation continue entre histoire de la maison, désir de modernité et réalités culturelles de chaque génération.

Qui est l’actrice principale de la campagne Idôle Power de Lancôme ?

La campagne Idôle Power est portée par Olivia Rodrigo. Chanteuse et actrice, elle incarne une vision de la beauté liée à l’affirmation de soi. Sa chanson « Brutal » sert de bande-son à la publicité, ce qui renforce le lien entre son univers artistique et celui du parfum.

Quelle rôle Aya Nakamura joue-t-elle dans les pubs récentes Lancôme ?

Aya Nakamura apparaît notamment dans la campagne Juicy Tubes, où elle devient BaristAya, barista d’un bar à gloss coloré. Elle figure aussi dans le Lancôme Express aux côtés d’autres égéries. Sa présence rapproche la marque des cultures urbaines et des publics qui suivent son travail musical.

Pourquoi Julia Roberts reste-t-elle une égérie emblématique de Lancôme ?

Julia Roberts est associée à Lancôme depuis de nombreuses années et incarne un lien fort entre le cinéma hollywoodien et l’univers de la beauté de luxe. Ses apparitions dans les campagnes de fêtes, notamment pour les 90 ans de la marque, en font un repère visuel et émotionnel pour plusieurs générations de clientes.

Quelles sont les nouvelles ambassadrices annoncées par Lancôme récemment ?

Lancôme a annoncé les arrivées de Demi Moore et Zoe Saldana comme nouvelles ambassadrices, dans la continuité des nominations de Vanessa Kirby et Christy Turlington. Ce renouvellement confirme la volonté de la marque de proposer un casting varié, mêlant actrices de cinéma, mannequins iconiques et figures influentes de la culture pop.

Les campagnes Lancôme visent-elles un public particulier ?

Les campagnes récentes sont pensées pour toucher plusieurs générations à la fois. Certaines, comme Idôle Power avec Olivia Rodrigo ou Juicy Tubes avec Aya Nakamura, parlent clairement à la Gen Z et aux publics connectés. D’autres, plus patrimoniales, s’adressent aussi aux clientes attachées aux figures historiques comme Julia Roberts ou Isabella Rossellini.

35 ans, globe-trotteur passionné de mode et d’art, Léo s’inspire de ses voyages à travers les grandes capitales pour décrypter la street culture et les tendances. Entre galeries d’art et boutiques de créateurs, il partage ici sa vision unique du lifestyle urbain.

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