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Emmanuelle Moureaux – Forest of Numbers, 2017

Cette semaine, mes sneakers t’emmènent à l’exposition nommée « MiniArtextil ».

Et ça se passe à Montrouge du 7 au 25 février. Vite vite vite, dépêche toi d’aller la voir => « Exposition MiniArtextil »

Les raisons ? Le textile est détourné sous plus de 60 façons, du petit format au grand format.

Est-ce que tu t’es déjà imaginé qu’une pelote de laine puisse ressembler à un tableau paysage style Monet ? Est-ce que tu t’es déjà imaginé traverser une forêt de nombre ? Non ? Alors va vite voir cette exposition.

Les artistes jouent avec les matières et les couleurs.

Dans ce jeu de mélange les artistes laissent place à des oeuvres dont l’interprétation et l’imagination est immense.

Du fer, du papier, de la soie, des barbelés, des fils, et la liste est longue …

Sur le thème du « Borderline », les oeuvres parlent de frontières, de limite et de bords en tout genre. Le borderline physique, psychologique ou géographique, et bien plus encore. L’interprétation des oeuvres  se fait donc autour de ce thème qui comme on  peut le penser, est débordant.

Prenons l’exemple de l’oeuvre de Claudia Cairoli – « Mind Games », d’après vous, quel peut être le côté borderline de ce masque introspectif ?

Claudia Cairoli – « Mind Games », 2017

Ou parlons des « plis et replis » de Brankica Zilovic – « Embrace again », qui représente le monde, la globalisation et ses frontières à travers ces fils rouge. On a cette impression d’amour par la forme des continents représentés, et de sang par les fils qui pendent comme une coulée.

Brankica Zilovic Chauvin – Embrace Again, 2017

On songe devant cette œuvre à la question forte et profonde qu’elle pose sur le monde tel qu’il est aujourd’hui :

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« Sommes-nous prêt à changer nos convictions ? A réévaluer complètement notre vision du monde ? […] Pouvons-nous rechercher quelque autre alternative aux lignes et aux frontières ? »

Le collectif Alraune Teatro et son oeuvre « Pan-gè-a » fait lui également passer un message fort.

Des fils de laine rouge relient les portraits de personnes au 4 coins du « Pangea », à la Genèse des continents. Tous ces fils de laine sont reliés et rejoignent une pelote unique comme symbole d’union et  de dialogue encore possible entre tous les peuples.

Collectif Alraune Teatro, Pan-gè-a, 2017

Connaissant le contexte économique et social actuel, ces oeuvres nous plongent dans des sujets d’actualités qui nous mènent à nous poser des questions sérieuses sur nos échanges avec l’autre.

Si toi aussi tu es sensible à l’engagement des artistes dans leurs oeuvres, ou tout simplement tu aimes profiter de belles expositions, alors n’hésite pas à faire un tour au Beffroi, à Montrouge (lien plus haut).