Phénomène de mode ou quête du confort ? Probablement les deux.

En 2012, Nike se réinvente et conceptualise le Flyknit.

Cette nouvelle technologie, considérée comme une avancée fulgurante par la marque au Swoosh, est entièrement conçue dans une maille haute précision composée de fils de polyester. Elle va épouser le pied tel une seconde peau, conférant légèreté et confort. Un assemblage quasiment sans coutures, qu’on pourrait presque qualifier d’intelligent, détendu là où le pied appelle la décontraction et compact dans les zones de maintien. Un régal pour les footballeurs, le pied étant plus proche du ballon, le toucher de balle est quasi sensuel. Un procédé écologique qui plus est, puisque la fabrication nécessite peu de matériaux.

Adidas, désir de marcher sur les plates bandes de Nike ou génie fortuit, s’inspire du même concept et le baptise « Primeknit ».

L’équipementier l’applique sur un grand nombre de modèles. Même la légendaire Stan Smith, increvable, est revisitée et s’offre un nouveau design plus léger, parfait pour l’été. On ne peut évidemment pas évoquer les techniques de fabrication de la marque aux trois bandes sans parler de son plus gros succès récent, l’Ultra Boost.

Considérée comme un bijou de technologie, la paire s’appuie sur un amorti à base de polyuréthane thermoplastique destiné à accroître l’énergie. Son triomphe est d’autant plus criant que cette semelle en mousse fut abandonnée par Nike et Asics au profit respectif de l’air et du gel.

Gage de qualité, devenue une véritable référence, pour laquelle pas moins de trois brevets furent déposés, cette semelle se retrouve dans un bon nombre de modèles (la Tubular, la Yeezy Boost, la Stan Smith, la Superstar…) sans oublier le modèle éponyme.

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L’Ultra Boost ne cesse de décliner, expérimentant les alliages et multipliant les modèles hybrides. Il semblerait qu’un nouveau modèle, au stade embryonnaire pour le moment, voit le jour en 2018 s’inspirant des codes de la technologie Climacool, afin de proposer une silhouette encore plus aboutie, et plus fraîche !

Nike de son côté, lance en 2017 la VaporMax imaginée par Zachary Elder et Tom Minami.

Hétéroclite et tape-à-l’œil, mais pas moins extraordinaire d’innovation, la paire est livrée avec un fantasme : celui de marcher sur une bulle d’air géante.

Blague à part, l’impression restera de l’ordre du visuel, car la semelle est en fait compartimentée d’unités d’air bien distinctes sur toute sa longueur, de telle sorte de permettre un amorti performant uniquement dans la zone essentielle.

Dépourvue de semelle intermédiaire, cette couche d’air bien chargée est directement reliée à l’empeigne, en Flyknit s’il-vous-plait. Un Chef-d’œuvre à essayer.

En définitive, les équipementiers n’ont pas lésiné en strat’ marketing afin de briser l’image un peu clichée de la running, adepte des stades et des salles de sport. De somptueuses collaborations y ont contribué, on pense notamment à l’Ultra Boost sortie avec la boutique préférée de la gente féminine de Copenhague, Naked, sans compter la NMD R1 en accord avec le japonais Bape, probablement une des plus grosses sorties de l’année 2016.

Comment rendre la running plus glamour sans pour autant sacrifier l’aspect technique qui la caractérise ? Tel fut le pari fixé.

Conçue au départ afin d’accroître les performances des sportifs praticiens, il se pourrait que le degré technique atteint par la « basket légère » couplé à l’influence de la mode, ne laissent pas insensibles les citadins en quête d’un idéal repoussant sans cesse ses limites.