La vie est assez drôle finalement. Remplie de surprise, bonne ou mauvaise, selon le cycle.  Une sorte de partie de tennis de table entre Ying et Yang avec des échanges perpétuels. A chacun son Karma, à chacun sa destinée. Moi, je ne connais pas la mienne, de destinée, mais je tente de profiter des bons moments. J’ai malheureusement appris que la vie nous réservait trop de mauvaises surprises pour que je laisse, aujourd’hui passer la moindre occasion. On dit qu’à une mort, succède une naissance. Ainsi va le cycle de la vie. D’ailleurs sans cette date de péremption, aurions-nous conscience de notre chance ? Notre chance d’être vivant. Alors, certes les aléas de la vie font que nous n’avons pas forcément tous l’impression d’être réellement chanceux. Les bouddhistes parleront de Karma, les autres de conséquences et les troisièmes de malheur. A chacun sa vision du Monde. A chacun ses soucis quotidiens. De mon point de vue, un sneaker addict a d’autres soucis. Ils sont tous différents, avec pour seul point commun l’amour de la sneaker.

Cela peut paraitre prétentieux à certains, ou simpliste à d’autres, mais il n’en demeure pas moins que le point commun entre tous reste la basket. Chacun étant libre de vivre sa passion à sa façon . D’ailleurs, je souhaite à tous de réussir à récupérer votre graal. Moi, je l’ai atteint et malgré tout je ne me suis pas senti rassasié. Ma quête terminée, j’aurais pu me contenter d’admirer mon nouveau trésor. Tel Golum, j’aurais pu rester assis à le contempler sans cesse …. Ah, Mon précieuuuux !! (Pour les connaisseurs, c’était la Jordan 5 black metallic Silver.) Fort heureusement pour moi et malheureusement pour ma femme, j’ai eu depuis d’autres coups de cœur. Assez parler de moi ! Ce qui me rend enthousiaste ce matin, c’est de voir combien autour de moi, la « sneaker » prend de plus en plus de place. Nonobstant les incrédules qui me traitent de malade et ne comprennent toujours pas ce qu’elle représente. Pourtant, elle est omniprésente dans nos rues et nos salons. Je m’aperçois à quel point la basket est devenue « mode ». Si bien qu’il n’est plus rare de voir des hommes élégants, en costume et en basket. Cela ne choc plus. Les tailleurs/running des années 90 des new-yorkaises se sont transformés en costumes/basket sur les trottoirs de Paris.

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Même Louboutin s’y est mis. Le gourou des escarpins aux semelles rouges a décidé d’octroyer à la sneaker une place de choix dans sa gamme. Selon lui « la basket est à l’homme ce que l’escarpin est à la femme. » Nous voici donc habillé, pour l’année. Je ne suis pas forcément fan du modèle, mais se sentir soutenu par les grands noms de la chaussure de luxe quoi de mieux. Après Armani, JM Weston, Chanel, Hermès voici donc Christian Louboutin oú Balenciaga. Certes, ce n’est pas une fin en soi, mais cela démontre tout le chemin parcouru. Entre les pointes made in Adi Dassler de Jesse Owens, les Chuck Taylor de Converse en passant par les supertar de Run DMC, les Nike interdites de MJ, ou les AirMax, 1ère basket mode from Paris de Tinker Hatfield, nous voici passé à l’étage supérieur. Ne boudons surtout pas notre plaisir. La basket a rendez-vous à la fashion week. WTF ! Et pendant ce temps-là, je mariais la famille en costume et air trainer 1 mid Jerry Rice the goat, quel pied !